Jeudi dernier, on a vu pourquoi ce fichier qui gérait tes réservations de chalets à La Clusaz ou tes stocks à Faverges rame soudainement, même sur un PC correct (et non, ce n’est pas toi le problème).
Si tu n’as pas lu l’article précédent, je t’explique d’abord pourquoi un fichier Excel peut devenir lent sans raison apparente, même sur un ordinateur correct, avec des exemples concrets autour d’Annecy et des stations.
Aujourd’hui : le plan d’attaque concret. Pas de blabla, pas de VBA compliqué. Juste 5 étapes dans l’ordre le plus rentable, que je fais systématiquement quand un client d’Annecy-le-Vieux ou de Seynod m’envoie son fichier. En 15 à 25 minutes, on divise souvent le temps d’ouverture par 3 à 10, et le poids par 2 à 5.
Étape 1 – Virer la zone fantôme (le gain le plus rapide)
Ctrl + Fin → le curseur saute à la ligne 500 000 ou colonne ZZ ? Excel charge des centaines de milliers de cellules mortes (héritage d’un ancien format, copier-coller large, bordure sur colonne entière).
→ Clique sur la première cellule après tes vraies données → Sélectionne jusqu’au bout → Supprimer les lignes ou colonnes entières → Enregistrer, fermer Excel, rouvrir
Souvent, le fichier perd 50 à 90 % de son inertie dès là. Testé récemment sur un planning saisonnier : de 38 secondes à 4 secondes d’ouverture.
Étape 2 – Alléger les images et objets cachés
Les photos de chalets rénovés, menus ou paysages hivernaux intégrées dans le fichier ? Elles pèsent souvent 2 à 8 Mo pièce. Dix images, et le classeur devient un monstre.
→ Compresser les images directement dans Excel → Supprimer les données de recadrage → Vérifier et supprimer les objets invisibles (formes, graphiques, contrôles)
Quand les images ne sont pas indispensables, les sortir du fichier et mettre un lien est souvent la meilleure solution. Gain typique : –40 à –80 Mo.
Étape 3 – Dompter le recalcul automatique
Chaque saisie fait clignoter toute la feuille ? Excel recalcule tout en permanence.
→ Passer le calcul en mode manuel → Recalculer seulement quand nécessaire → Convertir en valeurs les zones figées → Limiter les formules volatiles
Ça transforme un fichier qui « tremble » en outil stable et fluide.
Étape 4 – Nettoyer la mise en forme inutile
Couleurs, bordures, mises en forme conditionnelles appliquées sur des colonnes entières = coût énorme.
→ Supprimer les formats inutiles → Nettoyer les règles conditionnelles trop larges ou en doublon
À faire après les étapes précédentes, sinon tu nettoies pour rien.
Étape 5 – Sauvegarder proprement
→ Enregistrer en format binaire (.xlsb)
Ouverture et sauvegarde plus rapides, taille souvent réduite de 40 à 75 %. Ferme, rouvre : c’est souvent là que tu te dis « OK, ça respire ».
Résultat attendu
Dans 80 à 90 % des cas terrain (plannings locatifs, devis, suivis de stocks autour du lac), le fichier redevient fluide, sans tout reconstruire.
Si malgré tout ça rame encore, c’est souvent un problème structurel : liens externes cassés, requêtes mal conçues, compléments trop gourmands.
Dans ce cas, un regard extérieur suffit souvent à débloquer la situation.
Atelier Excel – Débloquer un fichier lent (Annecy / visio)
AMS Formation — Excel pour travailler, pas pour attendre.
