Tu es installé à ton bureau à Annecy-le-Vieux, ou dans un coin tranquille à Cran-Gevrier. Il est 17h45.
Tu doubles-cliques sur ce fichier Excel qui gère ton planning saisonnier, tes stocks de chalets ou tes devis clients. Et là… le calvaire recommence.
Le curseur tourne en rond. Dix secondes. Vingt. Trente.
Ton ordinateur semble te dire :
« Attends, je réfléchis. »
Sauf qu’il ne réfléchit pas. Il souffre.
Le scénario classique qu’on vit tous autour du lac
Ce fichier marchait nickel il y a trois mois. Tu as simplement ajouté quelques lignes pour les réservations de février, mis un peu de couleur pour y voir clair, collé deux-trois photos (prestations, chalet, paysage hivernal). Rien de fou.
Et pourtant, maintenant, chaque ouverture est une épreuve.
À Seynod, à Pringy, à La Clusaz ou même en télétravail depuis Faverges, c’est la même galère.
Et non, ce n’est pas parce que tu es nul en informatique.
C’est parce que Excel accumule du bazar invisible, et que personne ne t’a jamais expliqué comment il fonctionne vraiment sous le capot.
Les coupables les plus fréquents
(et comment les repérer en 30 secondes)
1. Le fichier est devenu énorme… dans le vide
Appuie sur Ctrl + Fin (ou Cmd + Flèche bas sur Mac).
Le curseur saute directement à la ligne 1 048 576 ou à une colonne très loin à droite.
Pourquoi ? Parce qu’un jour, tu as mis du gras, une bordure ou une couleur sur une colonne entière, y compris les cellules vides. Excel mémorise tout. Même chose après un copier-coller depuis un autre fichier : des milliers de cellules « fantômes », avec leurs mises en forme et règles conditionnelles.
Résultat : à chaque ouverture, Excel charge des centaines de milliers de cellules inutiles.
2. Les formules qui recalculent tout… tout le temps
Tu modifies un chiffre en A5, et toute la feuille clignote.
Souvent, c’est une formule qui regarde 30 000 ou 50 000 lignes, ou une chaîne de dépendances : un SI qui dépend d’une RECHERCHEV, qui dépend elle-même d’une autre formule.
C’est comme si chaque modification faisait trembler un château de cartes géant.
3. Les images et objets qui pèsent une tonne
Ici, autour du lac ou en station, on aime bien illustrer : photo du chalet rénové, du menu traiteur, du stock de bois pour le poêle.
Chaque image glissée directement dans Excel peut peser 2 à 5 Mo.
Au bout de 15 ou 20 images, ton fichier de 300 Ko devient un monstre de 60 à 100 Mo.
Et Excel doit le porter… comme un sac à dos trop lourd.
4. L’arrière-plan gourmand + le PC qui chauffe
Les versions récentes d’Excel (surtout Excel 365) recalculent en tâche de fond, synchronisent, mettent à jour. Ajoute à ça : Teams ouvert, Chrome avec 12 onglets, un PC portable qui ventile à fond en plein mois de janvier… Et la machine commence à tousser.
Pourquoi ça use moralement (et pas qu’un peu)
Ces 30 à 60 secondes d’attente, répétées plusieurs fois par jour, ça paraît anodin. Mais cumulé, ça grignote ton temps, ta concentration et ta patience.
Et ça fait douter : « Est-ce que je devrais tout refaire dans Google Sheets ? » Ou pire : « Peut-être que je ne suis pas fait pour ces outils. »
Alors qu’en réalité, il s’agit juste d’un manque d’habitude de faire le ménage de temps en temps.
Pas besoin d’être un crack Excel. Juste de savoir où regarder.
Demain : des gestes simples pour que ça respire à nouveau
Pas de grand nettoyage compliqué.
Juste 4 ou 5 actions concrètes, faisables en 15 à 20 minutes :
- supprimer les zones mortes après un Ctrl + Fin,
- compresser ou remplacer les images trop lourdes,
- passer le calcul en manuel (et recalculer avec F9 quand on veut),
- supprimer les mises en forme inutiles sur les colonnes entières,
- sauvegarder une version propre en .xlsx.
Si tu te reconnais là-dedans, on peut jeter un œil à ton fichier ensemble.
Juste pour comprendre ce qui coince. Si besoin, je peux te proposer un devis clair.
Tu décides ensuite.
En présentiel à Annecy ou alentours, ou à distance si besoin.
La suite arrive vendredi : les étapes précises du nettoyage.
